Maurice Sixto anti-corruption

FMAS-LFHH : Maurice A SIXTO, un véritable anti-corruption

Maurice A SIXTO, plus connu comme étant le père de la dénonciation du système Restavèk en Haïti, s’est révélé aussi un véritable anti-corruption à travers une bonne part de ses œuvres. Dans une conférence-débat à lePlazzaHôtel au Champs-de-Mars le 18 août dernier, il a été démontré que l’ancien Citoyen du monde avait mis l’accent sur la corruption sous toutes ses formes en Haïti.

 

« Notre Maurice SIXTO national : Une compréhension moderne et mordante de nos aberrations et de la mentalité qui incitent à la corruption », c’est sous ce thème que la Présidente de la Fondation Héritage pour Haïti (LFHH), Marilynn B. ALLIEN a présenté les différentes facettes exprimées par SIXTO, généralement négligées, dans sa lutte contre ce fléau : la corruption.

 

La conférence-débat a été introduite par la Coordonnatrice de la Fondation Maurice A SIXTO (FMAS) Gertrude C SEJOUR qui a contextualisé l’événement en précisant que la FMAS s’engage à utiliser les œuvres de SIXTO dans le cadre de la reconstruction du pays pour dénoncer les mauvaises pratiques sociopolitiques en Haïti et du même coup susciter à repenser le mental de l’Haïtien, l’image de soi, de l’autre et de son environnement.« Il est donc normal que les œuvres de celui qui justement faisait de son mieux pour combattre la corruption servent d’outil contre ce mal qui ronge notre société », a-t-elle fait comprendre.

 

Munie de son projecteur, Mme ALLIEN a entamé sa présentation avec un support power point pour présenter brièvement sa fondation qui est la section haïtienne de Transparency International et supportée par l’USAID. Ensuite, elle n’a pas tardé à entrer dans le vif du sujet en donnant une définition non exhaustive de la Corruption (Abus de pouvoir reçu en délégation à des fins privées), suivie des méfaits de cette dernière.

 

En effet, la corruption sape le développement économique, entrave le respect des droits fondamentaux, mine la qualité de vie des citoyens, invalide la suprématie du droit,érode la crédibilité et la stabilité des institutions, menace la viabilité de la démocratie, ronge la bonne gouvernance, déforme les politiques publiques,détourne les attributions des ressources, entrave l’évolution tant du secteur privé que du secteur public,et peut conduire à la criminalisation de l’Etat.

 

Mais surtout, la corruption frappe mortellement les plus démunis (exemple de Lea Kokoye de SIXTO). Les principales victimes en sont les populations les plus vulnérables particulièrement celles dépourvues des moyens de se défendre – les pauvres, les faibles, les innocents et les exclus. Pour expliciter ces faits, Mme ALLIEN a projeté des photos d’individus en situation infrahumaine du à la corruption en Haïti.

 

Bien que la forte corrélation entre la pauvreté et la corruption reste évidente, il n’est pas étonnant qu’Haïti soit classéeen 2008, par Transparency International, parmi les pays perçus comme les plus corrompus au monde. Une image que SIXTO voulait à tout prix éviter il n’y a pas plus d’une trentaine d’années. Selon certains intervenants, les œuvres du conteur sont très riches cependant demeurent jusqu’à présent inexploitées. « Nous étudions des auteurs étrangers tels que Ronsard et autres, alors que nous mettons de coté des auteurs de chez nousdont les œuvres pourraient contribuer à forger notre personnalité de jeunes citoyens haïtiens », a lancé une étudiante de l’INAGHEI de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH).

 

Les débats étaient très alimentés surtout après que Mme ALLIEN ait fini d’énumérer les différents contes où SIXTO touchent la corruption :

1-« Lea Kokoye » avec pour personnages corrompus le Ministre de l’Education Nationale, Derilus, les secrétaires et Lili De Lafoukchaude. Les actes de corruption retrouvés :Favoritisme, sinécure, harcèlement sexuel.

2-« Zabèlbòk » avec pour personnages corrompus Zabèlbòk, Madan Gano et un professeur. Les actes de corruption retrouvés : Chantage, clientélisme.

3-« Ton Chal » avec pour personnage corrompu Ton Chal. L’acte de corruption retrouvé : combine. Ce sont là des contes de SIXTO dont Mme ALLIEN a vivement conseillé la lecture.

 

Selon Marilynn B. ALLIEN, face à la magouille (tant de la pensée que des actes) dans laquelle notre société se complaît, les intellectuels, les religieux, les éducateurs, les médias, les associations citoyennes ont un rôle fondamental à jouer pour promouvoir les concepts d’éthique, d’intégrité, de responsabilité.« L’œuvre monumentale de Maurice SIXTO mérite d’être réexaminé vu l’état de déliquescence actuelle de notre société.  Le miroir qu’il place devant nous devrait catalyser une prise ce conscience collective que la survie même de notre nation dépend de sa transformation morale », a conclu Mme ALLIEN.

 

L’auditoire, constitué à majorité d’étudiants, a enchainé pour placer des commentaires et faire des analyses pour le moins critiques sur le sujet du jour, vu d’un œil local. En général, ils ont fait comprendre le besoin du pays de palier au problème de la corruption qui selon eux, barre la route aux jeunes également.Le Docteur Maude Jean Jumeau NAPOLEON sexologue a, pour sa part, offert un témoignage poignant de la corruption qu’elle a dénoncé aussi au sein même des familles.

 

Même si les deux heures imparties à cette conférence-débat semblaient largement insuffisantes, et malgré certaines failles détectées au niveau de la présentation en général, les participants ont laissé la salle Toussaint Louverture II de l’Hôtel avec une compréhension plus approfondie des œuvres de SIXTO qui attaquent la corruption en Haïti. Cette activité, dont les étudiants ont demandé au moins une reprise, est une initiative de la Fondation Maurice A SIXTO (FMAS) en collaboration avec la Fondation Héritage pour Haïti (LFHH). Apprendre l’honnêteté et la justice aux jeunes haïtiens sera un grand pas vers la constructiond’une Haïti plus juste et équitable.

 

Léopold CINE

Attaché de Presse

Fondation Maurice A. SIXTO (FMAS)

Maurice SIXTO vu par Victor Emmanuel Roberto WILSON

Maurice SIXTO

Choses et gens entendus (vol.6)

 

C’était a New York, il y a de cela cinq ans déjà ! Un soir, on me proposa de rencontrer Maurice A. Sixto qui était en visite chez des amis. Maurice, qui est-il ? M’enquérais-je. «Tu verras, m’avait-on répondu, c’est un homme extraordinaire, un grand conteur doublé d’un grand poète. Il t’en chantera. »

Ma sœur Jacqueline avait raison. Je subis, des la rencontre avec le personnage, digne de Merlin, un enchantement immédiat. Quel rare plaisir ce fut que de rencontrer un spécimen d’une humanité en voix d’extinction, un homme de cette classe, un poète de ce talent ! Il avait cherche mes mains pour m’accueillir sitôt qu’on me présenta à lui. (Maurice Sixto a les yeux voilés.) Chaleur dans sa poigne solide, virile ! Quelle  tonalité dans la voix ! Quel verbe ! Je n’avais entendu articuler la langue de Molière, avec ce léger accent haïtien, depuis tellement longtemps !

J’avais devant moi, soudain un Alexandre Dumas père  tel qu’un Maurois et un Décaux eussent  aimé rencontrer s’ils eussent vécu à la même époque. Maurice SIXTO parle, raconte, dicerte, déclame et cela en français et en créole impeccables. Il y a belle lurette que je n’ai jamais entendus parler créole avec tant de finesse, de charme, de poésie et d’élégance.  Depuis trop longtemps vraiment ! Quelle soirée inoubliable ! A travers Sixto je fis la connaissance  des ses personnages. J’ai été bouleversé par Léa Cocoyé et ti saint Anise. Qui d’entre nous n’a pas assisté à des scènes identiques ? C’est un plaidoyer contre la misère, contre la méchanceté, couleur locale. Toute Haiti se matérialisait  dans ce living-room New Yorkais ou nous écoutions, envoutés, les mots du poète. Sixto était tour à tour spirituel incisif, descriptif, sensible, philosophe, puis-comme pris dans sa propre alchimie- il passait d’humeur à une  autre et devenait triste, découragé, la voix teintée propre de désespoir. On le détourna de ce chemin sans issue et reprenant confiance, il devint tonitruant, grandissant tel un géant il remplit la pièce de ses paroles au verbe merveilleux. La spatule du peintre redevenait, malgré l’artiste scalpel… Mais Maurice Sixto, c’est la tendresse qui se dresse contre tare qui nous écrase et menace  d’anéantir l’humanité, cette tare qu’on nomme la cruauté avec toutson cortège de blasphémateurs, de flatteurs, de dépouilleurs, de vie, de dignité, d’amour, de respecter et de fraternité .quel homme ! Fils des Gonaïves, Sixto sait de quoi dans ses veines coules le sang des titans qui ont forgé le pays d’Haiti. Hélas, depuis Hédouville, le spectre de la division de son ombre l’ancienne Saint Domingue. Elle fait de notre héritage culturel, national, ethnique, épidémique et linguistique. L’esclavage de Ti Saint-Anise est le même que celui imposé à nos pères. Il existe encore, malgré leur sacrifice.

Sixto mène une lutte acharnée contre toutes les formes d’esclavage, tel un Don QuiChote sans lance mais pourvu d’une voix de stentor, une de ces voix qui font vibrer en nous cette corde disque et Sixto s’impose avec ses personnages plus vrais que nature. Ils surgissent des sillons, de la vibration, et vienne hanter ceux qui ont perdu tout espoir.

En écoutant Maurice Sixto, on s’abreuve à la source directe, intime d’une Haiti éternelle, d’une Haiti qui ne saurait mourir. C’est une poésie puissante qui s’infiltre en nous, car elle vient de la même semence qui jadis, comme je le soulignais, enfanta des Titans.

Ecouter Maurice Sixto, c’est sentir le sang haïtien bouillir dans ses veines, chaud, prêt à jaillir et atteindre l’au-delà de nous même.

Non, je n’ai pas jamais entendu parler créole de cette façon et depuis trop longtemps !

Victor Emmanuel Roberto WILSON ex-chef du protocole de l’assemblée nationale du Québec, Conseiller cadre au Ministère des affaires culturelles du Québec, Membre de la société des  Ecrivains Canadiens, de la société des Ecrivains de la langue française (Mer et outre-mer), Membre bienfaiteur de l’Association des Amis d’Alexandre Dumas, France, secrétaire général de la confédération des associations linguistiques et culturelles du Québec, Récipiendaire de la Médaille d’Argent du Mérite de la Ville de Paris en 1977, pour sa biographie : « Le Général Alexandre Dumas, soldat de la liberté » (Distribution, Fidès, Montréal, Canada).

 

 

Québec, le 16 février 1980

Maurice A. Sixto

Il était une fois, un homme, un haïtien, un de ceux-là que l’on voudrait voir vivre pour toujours,  mais… la nature à ses lois.

Ainsi, de toute la  panoplie des grands et inoubliables hommes qu’ a vu naître notre chère Haïti,  nous prenons un vif plaisir à mettre en évidence, en vue de lui rendre un hommage bien mérité,  un très bel échantillon de notre fierté nègre: MAURICE A. SIXTO!

Pourquoi Maurice SIXTO?  Eh bien, il est des moments de l’existence où un peuple se doit de se tourner vers ce qu’il a produit de valable et y puiser cette bouffée régénératrice qui lui dit que tout n’est pas perdu.  A ce moment où précisément Haïti, telle une mère abandonnée, semble se demander: « Mais, où sont mes vaillants fils »?  Maintenant où l’on compare notre île à un bateau à la dérive, sans gouvernails ni capitaine, il est bon, réconfortant même, de se souvenir, d’un M. Sixto, par exemple.

QUI EST MAURICE A. SIXTO?

Né aux Gonaives le 23 mai 1919, il est le fils de l’Ing. Alfredo SIXTO  et petit-fils d’Adolphe SIXTO, originaire de St.T homas (ILES VIERGES).  Sa mère, Maria Bourand, fille de Alice de Vastey, n’est autre que la petite fille du Baron de Vastey.    M. Sixto fit ses études primaires chez les frères des Gonaïves, et continua, pour la secondaire,  à St. Louis de Gonzague.  En subissant les épreuves du baccalauréat, un de ses examinateurs, Luc Grimard, étonné de son intelligence, lui fit la question: D’où venez-vous, jeune homme »? Maurice répondit fièrement, « Des Gonaives, je suis petit-fils d’Alice de Vastey ».  Et Luc Grimard d’ajouter:  » Sous cette combinaison, je vois le baron ». Pour pouvoir quitter sa maison parce que son père venait d’épouser une jeune fille de son âge, Maurice rentra à l’Académie Militaire, mais n’y  resta que trois mois.  Etudiant à la faculté de droit de 1945 à 1948, il travailla en même temps à la radio HHBM, devenue plus tard MBC.    Il fut tour à tour

Professeur de Littérature et d’Anglais en Haïti;1938-1961

Guide Touristique et Traducteur à l’Ambassade Américaine en Haïti; 1945-1948

28 Décembre 1950, le président Paul Eugene Magloire le nomme Speaker in the section of foreign languages (English) at the service of information press and propaganda to carry propaganda out of the country) 

Attaché de Presse à l’Ambassade du Libéria en Haïti;1948-1960

Envoyé spécial du président docteur François Duvalier pour :

  1. Décorer à Chicago cinq grands Médecins Américain 1958
  2. Décorer à Chicago le

Professeur de Français, d’Anglais et de Latin et de Sciences Sociales à Kinshasa, Rép.du Congo;

Conférencier sur les civilisations précolombiennes et africaines à Philadelphie, (USA), etc.

La valeur de M. SIXTO fut vraiment reconnue quand en 1959, il reçut du gouvernement haïtien  la décoration de  » l’ORDRE CIVIL ET MERITE TOUSSAINT LOUVERTURE. ».  Cette même année, il fut choisi pour aller décorer cinq grands médecins américains et le maire de Chicago, M. Y. Daley.  Et suivirent d’ autres distinctions:

En 1976,  « La cloche de la liberté » lui fut remise par le maire Rizzo, de Philadelphie, à l’ occasion de la célébration du   bicentenaire des Etats-Unis;

En 1976,   Prix « Meilleur Professeur » à Kinshasa,  Rép. du Congo;

En 1978,  « Meilleur Diseur » de New York;

En 1979,  » Meilleur Conférencier »  et consultant de Philadelphie, Etats-Unis.  Cette même année, il fut choisi comme Invité d’ Honneur par Madame Jacky Kennedy, à un dîner de lever de fonds qu’elle offrait pour combattre la leucémie.

 Maurice Sixto fut détenteur de la carte « CITOYEN DU MONDE » pendant plusieurs années et jusqu’ à sa mort.

Quant à ses talents d’artiste,  n’en parlons pas.  Pourtant sa vue connut une baisse progressive dès l’âge de 24 ans.   Et en dépit d’importantes interventions chirurgicales à l’étranger, il devint aveugle dans la quarantaine.  Sa cécité n’a pourtant rien enlevé de sa sagacité et de son ambivalence.  Sans fausse modestie, nous pouvons dire qu’ il est notre Molière haïtien.  Doté d’une mémoire prodigieuse, il interprétait plusieurs personnages, or, il ne récitait  ni n’écrivait jamais ses textes.  Il rentrait au studio et jouait, tout étant emmagasiné dans sa tête.   Tous ses personnages étaient des haïtiens connus, dont il changeait seulement les noms et il débitait des faits vécus. 

Au cours de ses années passées en Afrique, il lui arrivait souvent le soir, appuyé à son balcon, de se plonger dans les profondes nuits africaines et là, il rêvait de sa terre natale, Haïti.  Comme un homme ne peut pas pleurer, raconte-t-il, il enfonçait sa tête dans son oreiller et là, il laissait couler de chaudes larmes tout en pensant qu’il n’existe qu’ une seule Haiti, la nôtre, la douce, l’accueillante (ses propres paroles). Pourtant l’ Afrique lui a donné, (-là, vous pouvez sourire, mesdames/messieurs) – ce qu’il avait de plus précieux: sa femme Marie Thérèse TORCHON.   C’est aussi en Afrique qu’il eut le déclic qui fut à l’origine d’une œuvre prodigieuse.  C’était après la lecture de « La Condition Humaine » d’André Malraux.  Une phrase avait retenu son attention: » Il faut se défendre des absurdités de la vie, et l’on ne peut se défendre qu’en créant ». Deux jours après, Léa Kokoye était née.  Et suivirent, Ti Saintanise,  Me Zabèlbok, etc. Chacune de ses œuvres peut se cadrer avec le temps et les besoins.  Aux opprimés il décille les yeux, aux opprimeurs, il crie « C’est assez ».  Il s’adresse à l’élite comme aux laissés-pour-compte et son intervention provoquera des réactions et des tentatives pleines d’intérêts pour tous.  Quand Maurice interprète le vif et le réel, ce n’est pas pour ridiculiser,  mais plutôt pour inviter les accusés à un autocritique, à une prise de conscience sur les valeurs et les abus sociaux. Maurice, c’est en plus l’humour, le divertissement,  et c’est dommage qu’il ne soit pas parmi nous ces temps-ci…  Maurice Sixto est indubitablement un pionnier de la pensée d’une meilleure condition de vie pour les enfants en domesticité (les restavèk).

Sa dernière volonté: aucune gloire posthume si ce n’est la création de plusieurs écoles pour jeunes filles aux quatre coins d’Haïti, des écoles techniques,  modernes, des écoles « Lea Kokoye ».

Madame Marie-Carmel Berrouet

Pwojè Petyonvil pwop

AVIS IMPORTANT!
les maillots seront disponibles à Pharma Prix à Laboule à 12:30 aujourd’hui et à Big Star à 1h pm.
Attention: les quantities sont limites!! Cash ou chèque au nom de FORF. Pour toute CONTRIBUTION AU MOUVEMENT: seulement des chèques à FORF !

Jounen mondyal latè

INVITATION
JOURNÉE MONDIALE DE LA TERRE
22 avril : Journée Mondiale de la Terre. Plus de 190 pays répondent présents à cette célébration. La Fondation Odette Roy Fombrun pour l’Éducation (FORF), la Fondation Maurice Sixto (FMAS), la Mairie de Pétion-Ville se mettent ensemble pour marquer ce jour et lancer la campagne Konbit Ayiti Pwòp – Petyonvil Pwòp.
Toutes les catastrophes des derniers temps sont la résultante d’une dégradation environnementale accrue qui engendre la misère, la surpopulation des villes, l’accumulation des déchets, l’insalubrité des villes avec effets négatifs sur la santé. Est-ce pourquoi nous invitons tous les citoyens et la presse écrite et téléviséeà se joindre au mouvement de konbit citoyenne Konbit Ayiti Pwòp.
• Quand ? Le 22 avril 2019
• Où ? Devant la Place St-Pierre
• À quelle heure ? 9 h a.m.

AU PROGRAMME (qui débutera à 10 h) :
1. Nettoyage de l’espace entre les fleuristes et le Lycée de Pétion-Ville
2. Mise en terre de nouvelles plantes
3. Accompagnement musical de circonstance
4. Mot des autorités de la ville
5. Message de madame Odette Roy Fombrun
6. Mots de l’association des fleuristes de la place
7. Intervention d’un jeune concernée par la problématique de la Terre
8. Cérémonie de prestation de serment des Enfants qui vont jurer de protéger l’environnement et d’être des messagers du mouvement
9. Bénédiction : une minute de recueillement pour jeunes et vieux afin de sentir la douleur de la Terre
10. Mots de la fin par un organisateur pour effectuer le lancement de la Campagne Konbit Ayiti Pwòp – Petyonvil Pwòp

LA TERRE NOUS PARLE, ÉCOUTONS SA VOIX !
FÊTONS LA TERRE PAR L’ACTION !

Concert 8 fanm kanpe pou 8 mars en 2012 Karibé Convention Center

Ce concert organisé en partenariat avec Belle Production de Zshea Caze met sur scène chaque année 8 artistes féminins d’ici et d’ailleurs pour rendre hommage à la femme.

Sensibilisation de masse dans huit communes du département de Sud

Le système de la domesticité infantile et juvénile en Haïti est un crime qui n’est jusqu’à présent pas compris et perçu comme tel, et de ce fait, est toléré. Nombreuses ont été jusqu’à aujourd’hui les publications d’études sur le nombre d’enfants et jeunes en situation de domesticité en Haïti par différentes organisations et institutions internationales telles que l’UNICEF. La plus récente est le rapport analytique de l’Unicef sur le placement et le travail domestique des enfants en Haïti en 2014. C’est bien d’avoir réalisé des enquêtes car celle-ci nous permettent d’apprécier approximativement le problème. Toutefois, des mesures d’interventions s’avèrent nécessaires si vraiment on souhaite attaquer à fond ce phénomène qui déshumanise ses victimes directes. On ne peut donc pas prétendre éradiquer un problème si complexe dans un pays comme Haïti sans d’abord avoir mis en place les outils nécessaires de manière à toucher ce mal depuis ses racines.

 

Ainsi, avec un financement du Canada à travers l’UNICEF, un projet de lutte contre le travail domestique des enfants, est implémenté dans huit communes du département du Sud. La Fondation Maurice A. Sixto, au sein d’un Consortium, s’est donné pour mission spécifique depuis le mois de septembre 2018 de combattre ce phénomène par une série de séances de sensibilisation dites de masse dans les écoles, les communautés rurales, les marchés publics et les groupements de femmes afin d’apporter une réponse structurée à la mise en domesticité des enfants par leurs parents biologiques et ou leurs familles élargies. Ce projet innovant durera jusqu’au mois d’avril 2020.

 

De septembre à aujourd’hui, 24 séances de sensibilisation pour lutter contre la mise des enfants en domesticité dans les villes sont déjà réalisées. Ce moyen de sensibiliser la société est innovante et a permis d’attaquer ce mal par ses racines, c’est-à-dire aller là d’où vient le mal, chez les pauvres paysannes. Ces naïves femmes à la recherche d’un mieux-être pour leurs enfants les confient à une famille pour RESTER avec elle. A chaque séance de sensibilisation, les victimes comme des spectateurs s’empressent pour témoigner, partager leur connaissance, approuver notre travail qu’ils trouvent extraordinaire, innovant et du même coup nous encourager à ne pas abandonner et porter ces messages le plus loin possible, pourquoi pas dans tous les marchés publics du pays, puisque ce mal est rependu à travers Haïti. C’est la première fois que ce phénomène se traite ainsi.  Permettez-nous de partager avec vous deux des témoignages recueillis des marchandes.

 

1ère Témoignage :

Une mère qui a donné son enfant en domesticité chez une famille de Port-au-Prince a pris la parole pour déconseiller les autres mères de donner leurs enfants en domesticité. Elle a raconté tous les mauvais traitements que son enfant avait subis (non scolarisation, coup de fouet, sous-alimentation et violence verbale, exploitation de sa force de travail et plusieurs autres humiliations de la part de tous les membres de la maison). Ce qui a été le plus choquant, cette dame a rapporté qu’elle avait donné  son enfant à sa propre sœur, ce qui a poussé d’autres marchandes ou marchands à faire des commentaires et venir avec d’autres faits vécus et des solutions pour éradiquer ce mal qui détruit la vie de nos enfants.

Ce témoignage nous a grandement aidés dans la mesure où il a renforcé nos messages qui visaient à pousser ces femmes à dénoncer et ne pas accepter cette forme de placement d’enfants dans leurs entourages. Hommes et femmes dans la mesure de leur possibilité (capacité) ont pris des notes à l’écrit et noté les numéros de téléphone de référence. Les appels après les sessions de sensibilisation pour rapporter un cas d’enfant en situation de maltraitance est une autre preuve de l’impact de ce projet dans les zones sensibilisées. 

 (Pa bay timoun yo rete ak moun).

 (Plas chak timoun se nan fanmi l)

 (Si nou konnen yon timoun yap maltrete rele FMAS, IBESR, ACTED et AVSI)

2ème Témoignage:

Plusieurs marchandes marchands à Aquin, nous ont rapporté que les cas de viols sur mineures son assez courant dans la commune et le plus dur c’est que la population refuse maintenant de rapporter ces cas de viols aux autorités concernées puisqu’à mainte reprises, après les plaintes les coupables ne sont pas punis. Ils vivent avec beaucoup de peur car ils connaissent les violeurs ce qui les poussent à se méfier des autorités qui selon eux ne font pas leur travail et sont tolérants envers les violeurs. Ils préfèrent culturellement parlant se rendre justice eux même, en  confiant se délit a un BÒKÒ (Hougan).

Après ce témoignage, nous avons encouragé la population malgré leurs divergences avec les autorités  à dénoncer ces  actes (ce crime) qui doivent être punis. Nous avons échangé nos coordonnées et parlé des autres partenaires du consortium qui travaillent dans le domaine de protection dans le Sud, comme l’Avsi et IBESR qui pourraient apporter leurs supports.

La plus récente séance de sensibilisation réalisée à K-Ciel le 4 février dernier avec les leaders communautaires confirme clairement les résultats positifs obtenus depuis le début.

Une bénéficiaire de la formation Madame Eliette Dorvil Jardinière d’enfants de profession et membre fondatrice de l’organisation « AFAROCS » l’Organisation des femmes d’Affaires du Sud nous a raconté qu’une semaine après la formation qui avait réunie 157 membres dont 100 femmes et 57 hommes la zone a ressenti l’impact de la sensibilisation. Madame Dorvil Présidente d’AFAROCS nous confie que cette formation a eu un impact sans précédente dans la zone. Une des bénéficiaires de la formation a eu à dire « que de toutes les formations déjà dispensées dans la zone sur la protection des droits de l’enfant celle-ci est la première de ce genre, complètement différente des autres déjà dispensée dans la zone. Donc, elle a été appréciée et applaudie par tous les bénéficiaires. 4 femmes parmi les bénéficiaires, depuis cette formation ont pris la décision de changer de comportement avec leurs domestiques. Une mère apprend pour la première fois que les intérêts supérieurs de l’enfant doivent être protégés.

On doit aussi souligner, que tout n’est pas toujours au beau fixe, dans certains marchés publics où certains hommes et des femmes désapprouvent avec une agressivité ce genre d’initiative qui vient déranger leur mode vie avec leurs domestiques.  Ils lancent sans réserve des mots déplaisants à l’endroit du staff lors des interventions.  A Kafou Masson, localité située à l’entrée de Port-Salut et  au marché public d’Aquin le personnel de la FMAS a dû faire face à des agressions verbales de la part de certaines et hommes.  Loin de se laisser intimider, l’équipe de FMAS s’est entretenue avec les agresseurs pour leur faire comprendre que les enfants domestiques maltraités sont souvent ces enfants qui vont grossir la bande des bandits et deviennent des criminels. 

Certains des 157 membres d’AFAROCS ont manifesté le désir de recevoir une formation sur la protection des droits de l’enfant pour continuer la sensibilisation dans d’autres zones aux environs de K-Ciel.

Les participants d’une seule voix ont dénoncé la situation d’une sœur et d’un frère qui vivent des moments de pires formes de maltraitances de la part de leur mère. 

Noms, prénoms, âges, des enfants : Meriland Brillanka, 10 ans / pas scolariser

                                                        Youri Michon, 6 ans/ pas scolariser

Finalement, notre manière de sensibiliser veut aborder cette problématique en misant sur l’importance du rôle de la femme dans la lutte contre la domesticité. La femme, en général, a un contact direct avec l’enfant  en tant que mère et /ou  maitresse de maison qui est malheureusement le plus souvent le premier bourreau de l’enfant en domesticité. Ce qui justifie l’une de notre cible visée : les marchandes des marchés publics qui sont à 99% et groupement de femmes.

Une analyse sensible au genre fait ressortir des inégalités alarmantes liées au sexe. La majorité des enfants en domesticité sont des fillettes et des adolescentes, dans la tranche d’âge la plus vulnérable, entre 6 et 14 ans. La réponse sexospécifiée à cette pratique doit passer necessairement par la sensibilisation des organisations de base et de femmes pour la création de mécanismes et techniques de lutte contre ce phénomène et enfin une prise de conscience de la société haïtienne pour un changement de comportement des femmes face à la mise en domesticité des enfants et leur trafic.

 

 

 

 

Marche Ducis

 

 

Témoignage (1) de sa fille envoyée chez sa sœur (Maniche) Madame Eliette Dorvil, Présidente de AFAPROCS a K-Ciel

Nou vle yon Ayiti san restsvèk.

Rafle au profit des victimes

Les moins de gestes comptes,

Rafle au profit des victimes du cyclône Mathieux dans le sud et la grande Anse. 121 famille ont reçu des semences de Maïs ..

Fondation Lise Antoine Saint-Natus et la Fondation Maurice A. Sixto.

Muncheez de Petion-ville.

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